dimanche 30 août 2015

La pub et moi / Etre femme en 2015 dans le regard des publicitaires

Pour parler d'autres choses que de bouffe, de fringues, de produits de beauté ou encore de rangement (sujets éminemment liés au minimalisme auquel je m'astreins), je vais aborder aujourd'hui un sujet connexe: la féminité vue par les publicitaires. Il faut le dire: être une femme, c'est compliqué. Nous avons plein de "problèmes" pour lesquels les publicitaires et les industriels veulent proposer (vendre, refourguer...) des solutions.

En plus de mon aversion irréversible envers les magazines féminins, dont l'unique objectif est de récupérer du fric, en vous vendant du contenu (en fait, du papier) qui vous fait saliver et en vendant à des régies publicitaires du temps disponible de vos cerveaux, j'ai aussi une relation ambiguë à la télévision, surtout à ce qui la finance: la publicité.

J'ai l'habitude de couper le son pendant les coupures de publicité, tellement je me sens agressée pour la musique criarde, les slogans faciles, les produits parfaitement inutiles qu'on s'est cru obligés de créer et de commercialiser. Sans vouloir faire ma vieille schnock, je constate que peu de produits dont on fait la réclame sont vraiment essentiels: avez-vous vu de la publicité pour du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude ou encore du vrai Savon de Marseille? En revanche, pour des sauces toutes faites, des détergents en tout genre et des cosmétiques toxiques, il y en a pléthore. Limite le logo "vu à la télé" est devenu pour moi un repoussoir: si cela a besoin d'un budget marketing démentiel pour se vendre, c'est que c'est un besoin créé de toutes pièces pour un produit dont on n'a pas besoin et qu'il faut vraiment mettre le paquet pour convaincre  le chaland de débourser un kopeck...

Et finalement, quand on se penche un peu sur les styles de vie minimalistes (car j'en distingue plusieurs), on prend conscience qu'il en faut peu pour être heureux. Mais le bonheur ne fait pas vendre, la peur du manque si. On nous prend donc vraiment pour des cloches, surtout les femmes... Petit panorama sexiste:

- une pub pour des serviettes hygiéniques prétend nous offrir "jusqu'à 8 heures de protection". Petit rappel: les femmes nubiles saignent tous les mois depuis la nuit des temps. De quoi devrait-on se protéger?

- une marque lance un déodorant pour avoir "de belles aisselles". Je vais paraphraser Florence Foresti qui clamait qu'on ne séduisait pas les hommes avec ses cuticules. Scoop, c'est la même chose avec les aisselles. En quoi cela devrait être beau ou pas beau? C'est une partie du corps, c'est tout, comme un doigt de pied ou encore une oreille.

- j'ai toujours hurlé devant la pub "du côté des mamans", genre papa est en charentaises et lit son journal, il ramène la pitance, il ne va quand même pas s'abaisser à nourrir lui-même son enfant. Ils ont rajoutés "et des papas". Ma préconisation, histoire de s'épargner la guerre des sexes: "du côté des parents", ce serait nettement plus pertinent.


Bref, c'est quand même bien débile toutes ces conneries qu'on veut nous faire gober. Je dis STOP, je dis HALTE LA, je dis DEBRANCHE TA TELE qui te met des idées stupides en tête.

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