jeudi 6 août 2015

Si j'avais su...

J'ai trop d'activités en cours pour me laisser couler par les regrets, mais je pense qu'il est parfois nécessaire de prendre un peu de recul sur le passé, afin d'apprécier le présent et de ne pas renouveler les mêmes erreurs à l'avenir!

Donc, si j'avais su:

- j'aurais dit "non" bien plus souvent à ma mère, qui n'a jamais eu de cesse de vouloir m'imposer ce qu'elle souhaitait, elle, au détriment de mes intérêts à moi. C'est dur, certes, mais cela m'aurait économisé bien des maux et prises de tête pour des choix que je n'approuvais pas, déjà à l'époque. Certains pensent que la majorité ne devrait pas être à 18 ans, mais au moment où l'on est indépendant financièrement. Je suis d'accord avec eux. On a beau pouvoir voter et conduire, si l'on n'a pas les moyens de partir et de s'assumer, on n'a pas d'autre choix que se de plier aux volontés de ceux qui nous financent.

- j'aurais exploré d'autres métiers que le mien. Pas parce que je le déteste, mais juste pour valider mon orientation. Je vois tellement de gens malheureux parce qu'ils se sont mal orientés ou qu'ils n'ont plus le choix de changer de métier... J'ai encore 30 ans à travailler, donc autant vivre au mieux mon métier et mes différents jobs.

- je serais partie en vacances ailleurs que chez mes parents. Je n'ai jamais trop osé m'inviter chez mes amis et mes connaissances et c'est dommage. Parfois, il suffit d'un message sur Facebook pour trouver des bons plans. Aujourd'hui, j'ai les moyens, mais je ne suis partie pour la première fois en vacances qu'à 26 ans. J'ai passé 5 ans sans prendre l'avion. Aujourd'hui, je me fais plaisir sur les voyages. C'est plus le temps qui me manque que les moyens. Je sais apprécier ces possibilités, mais je regrette ce temps perdu à ne pas avoir parcouru le monde quand j'en avais l'opportunité (exemple: j'ai failli aller en Lousiane avant l'ouragan Katrina).

- j'aurais commencé le sport bien avant. Ce n'est pas si compliqué. C'est plus difficile d'accepter le fait qu'on ait eu de mauvais profs de sport qui dégoûtent de toute activité au lieu d'y aller doucement. Heureusement qu'il n'est pas trop tard et qu'on peut s'y mettre pour peu qu'on ait les bons conseils.

- j'aurais fait mes travaux AVANT d'emménager dans mon appartement. Maintenant, j'ai bien compris toute la logistique impliquée par le fait de faire des travaux dans le logement qu'on occupe. J'ai été trop focalisée sur l'aspect financier, qui n'est certes pas à négliger. Mais je suis restée trop longtemps dans un intérieur qui ne me bottait pas plus que çà. Petit rappel pour moi-même: la vie c'est maintenant, pas dans 3 mois ni dans un an!

- j'aurais commencé le désencombrement et le minimalisme bien avant. J'ai hérité d'un côté écureuil, tant du côté maternel (syllogomanie, oui, c'est bien une maladie mentale) que paternel (collectionneur de trucs sans intérêt et collectionneur de collections qui commence à peine, à 67 ans, à comprendre que personne ne voudra de ses "trésors"). Aujourd'hui, je me suis construite contre ce modèle et je fais du vide, du vide, du vide. Même si c'est difficile, même si j'ai l'impression que ma mère désapprouverait. Pas besoin de psychanalyse pour faire le ménage en soi.

- j'aurais fait un autre choix de job il y a 2 ans. Mais comment anticiper le fait de se faire virer comme une grosse merde le dernier jour de sa période d'essai. Maintenant, je vis un prud’hommes de l'intérieur, ce qui est une expérience enrichissante, quand généralement, on se trouve de l'autre côté de la barrière. Finalement, j'ai eu pas mal d'instabilité depuis, j'ai eu des moments difficiles aussi. Mais j'ai survécu! J'ai vu le bon côté des choses: plus de temps pour moi et pour réfléchir à ce dont j'avais vraiment envie. (par exemple, j'adore le théâtre, mais je n'envisage absolument pas d'en faire une activité principale, je vivrais bien trop mal le statut d'intermittent - l'idée m'avait effleurée et j'aurais pu la concrétiser mais mes tripes m'ont dit NON!)

- j'aurais été plus persévérante dans ma vie amoureuse. Je dois dire que je respecte "The Rules" et que je ne crois pas à la réussite d'un couple initié par son élément féminin. Certains diront le contraire, mais je reste persuadée que les hommes n'aiment pas être abordés, ils aiment conquérir. Si c'est trop facile, cela ne les intéresse pas. Certes, c'est difficile d'attendre passivement qu'un homme à peu près intéressant vienne à soi, mais cela évite bien des désillusions. Pourtant, j'ai ce regret de ne pas avoir été plus persévérante et moins intransigeante avec les hommes que j'ai croisés. Qui sait où cela aurait pu nous mener? Aujourd'hui, je n'ai pas de désir de mariage ni vraiment de désir réel d'enfant, mais j'ai vraiment envie de faire de la place pour un vrai partenaire, que je ne trouve pas, faute de temps... Faute de volonté? Je ne suis pas très au clair sur le sujet.


Voilà, c'était le post des regrets. Maintenant place à l'action!

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