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samedi 17 septembre 2016

Ce mon voyage en Mongolie m'a appris

Passer quinze jours entre yourtes et yaks, je dois avouer que cela a changé des choses en moi. Et mes deux acolytes, complètement inconnus et impartiaux, ont eux aussi fait avancer mes réflexions personnelles.

Il est évident que pour ce voyage dans un pays très peu touristique (3 millions d'habitants, disséminés sur un territoire grand comme 3 fois la France, en compagnie de 55 millions de têtes de bétail: biquettes, bovins, chevaux...)

Sur le minimalisme:
- ce dont a besoin tient dans une yourte
- s'encombrer d'inutile n'a aucun sens
Sur le végétarisme et le véganisme:
- c'est un luxe d'Occidentaux non soumis à des températures extrêmes... Quand on est nomade, par définition, on ne cultive rien, donc pas de fruits, pas de légumes.
- quand on vit avec du bétail, ce n'est pas qu'on ne le respecte pas en le consommant sous toutes ses formes. Je vais donc me détendre sur la question du cuir.

dimanche 15 mai 2016

Film d'actualité, pourtant pas fait pour çà!

Je suis allée au cinéma (je suis l'heureuse détentrice d'une carte UGC illimité) pour voir un film, uniquement parce que j'aime bien les actrices: Amy Poehler et Tina Fey. C'est une comédie familiale, baptisée "Sisters". Quel rapport avec ce blog? C'est bien simple, j'y ai décelé une parabole du minimalisme! Et oui!

Le pitch?  
Leurs parents à la retraite vendent leur maison familiale devenue trop grande pour eux seuls, deux soeurs sont conviées à débarrasser leurs chambres, ce qu'elles n'ont jamais fait. çà me rappele un post bien récent!


ô mon dieu, j'ai 40 ans et je n'ai jamais rangé ma chambre d'enfant! Et il reste tout çà!

Quand on fait les courses, on ne lésine pas sur les quantités!

Mais si, on faut garder tout ce bazar, cela a une valeur (à la rigueur sentimentale et pourtant tu as quitté la maison il y a 20 ans, si çà te manquait vraiment, on l'aurait su, non?)


Il y a de bons moments dans cette comédie, néanmoins à la fin, les deux filles adultes ne récupèrent aucune de leurs affaires (il faut dire qu'elles ont organisé une méga teuf qui a détruit la maison). Comme quoi. Si on s'est passé d'un objet pendant 20 ans, il n'est pas spécialement utile.

Evidemment, cela se passe dans cette Amérique d'abondance et de stockage sans fin.

Une citation inspirante tirée du film: "a house is a building, a home is a feeling" que l'on pourrait traduire par:  "une maison n'est qu'un bâtiment, un foyer est un sentiment".

lundi 25 avril 2016

J'ai décidé de me faire du bien au moral

Pas simple d'être bienveillant envers soi-même et de chercher à se faire du bien, vraiment. J'imaginais que mes vacances d'été seraient similaires à celles de l'année passée: 3 semaines en cure thermale à la montagne. Et puis, j'ai réalisé que cette année, je n'avais pas les mêmes besoins. L'année passée, je découvrais la cure, j'ai d'ailleurs appris beaucoup de choses, mais surtout, j'avais une voiture à disposition et un mémoire à finaliser. Les planètes étaient alignées pour que je prenne le vert, 3 semaines au même endroit sans m'ennuyer.

En 2016, je songe à vendre ma voiture, qui me coûte très cher puisque je l'utilise à peine deux fois dans le mois, et encore, plus pour la sortir que par réelle nécessité. Et je n'ai pas de mémoire sur le feu, avec des livres à lire et des pages à noircir. Ainsi, pourquoi donc me "punir" en allant m'isoler en cure?

Car si l'année passée, j'y suis allée et que j'ai été bien occupée, je m'y suis sentie quand même bien isolée. Et j'aime bien profiter de mes vacances pour rencontrer de nouvelles tètes et aussi découvrir de nouveaux paysages.

C'est donc très rapidement que je me suis intéressée à une alternative à la cure: le trek! Du coup, dans trois mois, je prends la direction de l'Asie Centrale pour quinze jours.



J'ai besoin d'une réelle préparation: perdre de la graisse ventrale, mieux respirer, développer mes capacités musculaires. Ce qui était un choix motivé par l'originalité est devenu un objectif très, très sérieux, ce sera peut-être encore plus efficace que la cure!

dimanche 17 avril 2016

Changer d'air... C'est compliqué!

Voilà près de 4 années que j'habite dans mon appartement. Je l'ai longuement aménagé, fait de multiples travaux, le rénovant du sol au plafond... Mais voilà, il y a 3 choses qui comptent dans le choix d'un appartement: l'emplacement, l'emplacement et l'emplacement. Et malheureusement, même si j'apprécie de me rendre au travail à pied, je trouve que je suis loin de tous mes centres d'intérêt: théâtre, sorties... Les soirs où je m'aventure dans la capitale, c'est toujours coton pour rentrer: travaux sans fin sur la ligne de train, bus qui ne passe plus après 21 heures... Je vais le dire tout net: la vie parisienne me manque. Je veux dire, la vraie vie parisienne, celle où on fait tout en métro, où on peut rester jusqu'à pas d'heure car tout est à proximité.



Ce que j'apprécie en banlieue: le calme, les prix plus abordables, la proximité de mon travail.
Ce qui me pèse: le manque d'animation à 2 pas, l'éloignement du cours de théâtre, du cours d'italien, les opportunités de sortir sans penser à la logistique, l'éloignement des grandes gares et des aéroports. J'habite certes à 20 minutes à pied de la Défense. Mais çà fait déjà 20 minutes de trajet!

J'étudie donc un projet pour revenir vivre à Paris intra muros, ou au moins près d'une station de métro. Autant dire que... c'est compliqué. Parce que j'ai acheté et que je suis donc propriétaire, avec toutes les charges s'y afférant et le manque de flexibilité aussi. J'ai demandé des estimations à des agents immobiliers et là, j'ai senti que je n'étais plus "chez moi". Maintenant, je désire vendre un "produit". Ouch. J'ai plusieurs options pour partir: soit mettre en place un locataire (en priant qu'il ne dégrade pas le bien et paye bien ses loyers) soit vendre (en espérant ne pas perdre trop de temps ou d'argent).

Autant dire que le choix n'est pas aisé. Pour l'instant, je penche vers la vente, afin de me défaire de ce gouffre sans fin qu'est l'accession à la propriété alors même que la vie et les besoins changent si vite. Si çà se trouve, dans 2 ans, j'habiterai à l'étranger. Si çà se trouve, dans une semaine, je rencontre l'homme de ma vie et l'année prochaine, on fait un bébé! comment savoir à l'avance? en achetant sa résidence principale, il faut être capable de se projeter sur les 10 prochaines années. Exercice trop aléatoire dans mon cas personnel.


Bref, il me semble très sensé de redevenir locataire, dans mon cas précis, car je n'ai pas envie de me ré-engager. Je n'ai rien contre faire un investissement locatif dans du neuf, car j'aurais au moins une incitation fiscale. Mais ce n'est pas non plus la panacée. Il faut être super attentif à l'emplacement (encore une fois) et à la rentabilité.

Je projette d'être propriétaire quand sonnera l'heure de la retraite, mais clairement, je ne peux pas anticiper ce que seront mes besoins à ce moment-là.

J'ai dans la foulée un rendez-vous avec ma banque, il y a peut-être des choses à négocier.




mardi 15 mars 2016

En avoir... ou pas!

Une blogueuse québécoise a fait grand bruit en déclarant que les personnes sans enfants (surtout les femmes) étaient égoïstes et ne contribuaient pas au fonctionnement de la société à hauteur de ce qu'elles en recevaient. Évidemment, elle, cette sainte, s'est dévouée en en faisant quatre.





Outre le fait que tout le monde ne peut pas avoir d'enfant (la stérilité est une réalité pour bon nombre de personnes), il semblerait donc que ne pas désirer d'enfant nous range d'emblée dans la catégorie des égoïstes immatures.

Évidemment, je ne peux qu'exprimer mon profond désaccord. Avoir, ou pas, un ou des enfants reste pour moi un choix personnel et un choix qui doit être respecté. Je suis une adulte, j'assume mes choix et moi, je n'ai pas de désir d'enfant. C'est tout. Pour autant, moi aussi, j'ai une vie, un boulot, des problèmes... Que je trouve un peu trop systématiquement amoindris, voire niés, parce que je suis célibataire et sans enfant. Comme si le titre de "parent" donnait une dignité supérieure, des droits supplémentaires à se plaindre et à imposer sa vision du monde à autrui. 

Même si j'ai moins de logistique à gérer que des parents, je suis tout autant emmerdée par les dégâts des eaux, impôts à payer et autres joyeusetés de la vie quotidienne. Et çà, trop de gens l'oublient. Je suis toujours seule à me coltiner l'installation de la fibre, les relevés de compteurs ou encore les courses. Personne avec qui partager, personne à qui déléguer. Alors je me considère tout autant occupée qu'une personne en couple ou qu'un parent, mon temps n'est pas moins précieux.

Déjà que je paye tout plein pot sans bénéficier de grand chose, j'aimerais juste du respect et çà commence par arrêter de me demander: "et toi, les enfants, c'est pour quand?" 
Franchement, c'est l'affaire de qui? De quoi se mêle-t-on?

samedi 13 février 2016

L'absence

La vie sans mon chat, c'est difficile, c'est sans saveur...

C'est le matin que l'absence est le plus criante: ma boule de poils ne saute plus sur mon lit pour me tirer du lit: parfois, c'était la faim, parfois c'était la seule mission de faire en sorte que je me lève. Je ne compte plus le nombre de fois où elle a servi de "snooze" au réveil, puis, une fois que j'étais levée, elle repartait vers sa sieste.

Puis au moment des repas, plus besoin de prendre la précaution de mettre la nourriture hors de portée de pattes. Elle raffolait tant du jambon, de la dinde et du saumon... jusqu'au jour où je suis devenue végétarienne. Elle aimait également le beurre, même dans les croissants, et le fromage de chèvre.

Je ne suis également plus dérangée dans la salle de bains. Mon bébé adorait l'eau et se postait volontiers sur le rebord de la baignoire quand je prenais un bain.

Le soir en rentrant, la maisonnée est vide. Le chat sortait de sa sieste pour venir me saluer et réclamer câlins et pitance. C'était un chat très calme, pas joueur, qui n'aimait rien tant que se poser sur le radiateur pour roupiller.

J'imagine encore qu'elle va surgir de derrière un meuble, ou squatter une panière ou un carton posé à même le sol, ou encore venir sur moi quand je téléphone, comme pour dire "tu ne t'occupes pas de moi et je n'aime pas çà".

Mais non, cela n'arrivera plus jamais. RIP, bébé-chat.





samedi 30 janvier 2016

Me suivre sur les réseaux sociaux

Peut-être connaissez-vous déjà cette plateforme de suivi de blog, qui s'appelle Bloglovin?
Le principe est simple: après avoir créé son compte, on peut suivre tous ses blogs préférés en temps réel, centralisés dans un seul outil.
Bloglovin peut également vous faire des préconisations selon vos centres d'intérêt.
Vous pouvez y suivre mon blog.


J'anime également 3 fils Twitter, sans prétention:
- @veggie_line pour parler végéta*isme, zéro déchet ou encore initiatives de développement durable
- @vegeligne pour parler perte de poids végéta*ienne, car je trouve qu'on manque cruellement de contenu francophone sur ce sujet.
- @cattleya_green le fil twitter officiel de ce blog




lundi 14 septembre 2015

Plus que jamais vigilante sur le "made in Asia"

Non, je ne veux pas être parano. Non, je ne veux pas virer écolo radicale. Et pourtant, même si j'aspire à avoir une vie sociale paisible, il y a des choses que je ne peux plus laisser passer.

C'était tellement réconfortant pour moi de m'acheter des fringues, sur le coup d'une impulsion, parce que j'étais énervée/triste/euphorique... Le shopping était pour moi un réconfort émotionnel. Et ensuite, il me fallait organiser tout ce barda: avoir une armoire, une penderie, des commodes etc. Cela m'occupait des soirées et des weekends, absorbée par le consumérisme ambiant. Mais voilà presque 2 ans que je me penche sur ma consommation globale et sur le minimalisme, et ce shopping déraisonnable m'a coûté de l'argent et de l'énergie. J'y ai mis un peu d'ordre et j'ai tenté d'y mettre un peu de distance. Le résultat n'est pas encore à la hauteur de mes espérances, mais j'ai déjà commencé par un inventaire, première étape de prise de conscience pour me savoir à quel moment "beaucoup" devient "trop".

Le "Made in France" a été un moment au cœur de mes préoccupations, mais s'habiller français ou même européen est extrêmement compliqué, car l'industrie textile a quasiment disparu dans l'hexagone. Pareil pour les chaussures. J'avais un peu renoncé, même si je regarde machinalement les étiquettes. Made in India, Philippines, Bangladesh... Mes vêtements ont vu des pays plus exotiques que moi! Cela m'attristait, mais quelle alternative s'offrait à moi? Dans les enseignes que je fréquente, il y a très peu de vêtements qui ne viennent pas d'Asie.

Et cet été, une mésaventure m'est arrivée, relative à ce shopping encore trop invasif dans mon existence et à des achats de produits manufacturés en Asie. On ne se rend pas forcément compte que les législations sur les produits utilisés dans l'industrie sont différentes selon les pays, jusqu'à ce qu'on en soit victime.

Voici mon récit: début juillet, j'ai commandé une petite paire de tennis à motif léopard chez H&M. Une petite touche fashion et pas chère (10.99€) pour égayer mes tenues toujours très classiques. Je les ai mises peut-être 2 ou 3  jours. Elles m'ont fait une petite écorchure sur le dessus du pied gauche. Même après désinfection, la petite plaie ne cicatrisait pas, elle est devenue purulente et jaunâtre. Je finis par la montrer à un médecin, qui prescrit des analyses. Bilan? Staphylocoque doré. Traitement aux antibiotiques. Puis persistance d'un bel eczéma. Donc nouveau traitement. Le prix initial de ces chaussures a largement gonflé avec tous les frais médicaux. Verdict du dernier médecin: j'ai dû faire une allergie aux œillets métalliques. Serait-ce arrivé avec un produit Made in Europe? Peut-être. Est-ce que la probabilité de faire une allergie avec un produit "Made in Asia" est plus importante? J'en suis convaincue. La Chine a du mal avec le principe de précaution et se soucie encore trop peu des aspects sanitaires de son économie, même si une prise de conscience commence à émerger.

Alors quelles leçons en tirer?
Déjà, on achète des produits en provenance de pays appliquant des lois et des normes modernes que ce soit sur les produits autorisés ou le droit du travail.
On opte pour des basiques de bonne qualité, des pièces dont on ne se lasse pas, et donc on est moins tenté par les merdouilles à la mode.
On lave un vêtement avant de le porter, et plutôt deux fois qu'une, afin d'enlever le maximum de substances toxiques utilisées lors de la fabrication.
Puis on garde ses vêtements le plus possible. On les entretient, on les rapièce, on les bichonne. Si la matière est de qualité, elle sera durable, ce qui est bon pour la planète et le porte-monnaie.
Enfin, au moindre problème dermatologique, on consulte! Il n'est pas admissible de risquer de l'eczéma et une septicémie pour une nouvelle paire de chaussures!

mercredi 27 mai 2015

les "indispensables", "must-haves" et autres "tendances" des magazines féminins

Leur lecture me donne généralement envie de gerber ou de hurler:
- chosification du corps féminin
- existence des femmes uniquement au travers d'un regard d'hommes
- consumérisme débridé et décomplexé
- abus de retouche d'image (ce ne sont plus des photos, mais des dessins)

Si certains osent se réclamer d'un certain "féminisme", la plupart ne sont qu'un ramassis de clichés destinés à nous faire consommer des produits dont l'utilité et la valeur sont tout à fait discutables. Je reste souvent interdite devant le prix des vêtements présentés: des centaines d'euros pour le moindre top ou pantalon. Et cette glorification du cuir? Écœurante pour une aspirante vegan. (je vais devoir trouver une appellation pour une végétarienne qui consomme des produits laitiers de temps à autre et qui ne porte pas de cuir, sauf pour les chaussures: flexi-vegan?). Pas la peine de reparler des mannequins qui sont utilisés pour présenter ces produits. Ils sont tellement retouchés qu'on devrait davantage parler de dessin que de photo.


Parmi les "tendances" du moment, j'ai noté la résurrection des salopettes. Sérieusement. Pour des adultes. Je ne vois pas à qui cela peut aller. Après tout, je n'ai rien contre ce vêtement, chacun ses goûts et ses mauvais goûts. Mais qui peut avoir envie d'enfiler ce truc informe et peu flatteur, qui rappelle les ados de 13 ans mal dans leur peau? On nous prend pour des pigeon(ne)s.


Faisons simple et minimaliste, que ce soit pour les vêtements et les mises en beauté.
Le bon goût est bien plus proche du minimalisme que de la quête insensée des dernières tendances, qui s'enchaînent à un rythme effréné dans leur but de nous faire craquer notre fric.

Voilà, voilà, c'était le coup de gueule du moment.


jeudi 12 février 2015

A quoi sert mon blogroll?

C'est bien simple, à suivre mes blogs préférés, notamment du côté des minimalistes/simplicitaires/végétariens etc.

Bref, des vraies gens avec des vraies vies et des vrais problèmes. Pas des déclarations de marque qui manquent singulièrement d'authenticité.

Je pourrais aussi bien m'abonner à une plateforme de Blogs, type Bloglovin, mais finalement, cela envoie quotidiennement des mises à jour et je n'ai pas forcément le temps de les lire. Je préfère consulter mes blogs favoris quand je le décide. Et le fait de les avoir inclus sur mon blogroll me permet de voir le titre des derniers articles.

dimanche 28 décembre 2014

Renaître en beauté - de l'importance de prendre soin de soi.

Adolescente, j'étais fan de maquillage et de parfum. Il faut dire qu'à défaut de pouvoir me faire plaisir avec les vêtements (physique que je n'assumais pas, multiples complexes, environnement familial qui n'aidait pas), j'ai reporté mes tentatives d'être jolie (présentable?) sur le maquillage et plus tard les sacs. D'aucuns trouveraient ce hobby frivole. Je le comprends. Je demeure même persuadée que les femmes d'aujourd'hui dépensent un peu trop d'énergie et d'argent en fanfreluches et pas assez dans leur carrière et leur confort financier. Je suis très énervée par ces études qui pensent démontrer que l'achat de rouge à lèvres est corrélé au désir de plaire aux hommes; genre, il est inimaginable pour les "chercheurs" qu'une femme ait un autre but dans la vie? et les lesbiennes, alors? Et les femmes déjà maquées?

Reste que j'ai toujours constaté que l'apparence est importante (pour les femmes ET pour les hommes). Ce n'est pas tant d'être jolie voire belle qui est important, car on naît avec un physique à assumer, avec ses atouts et ses imperfections. Pour moi, il faut en tirer le meilleur parti possible et présenter à autrui son meilleur profil. C'est la moindre des politesses d'être propre et un minimum apprêté. Pas besoin de ressembler à un magazine (ceci dit, les modèles présentés tiennent davantage du dessin que de la photographie), mais le minimum est d'avoir une vraie coupe de cheveux, une belle peau, des vêtements qui sont seyants. La personne la plus compétente du monde aura du mal à convaincre avec les cheveux gras et un vieux pull tout délavé. C'est hélas encore plus vrai pour les femmes. 

Même si j'ai envie de ne pas être superficielle et de montrer à quel point je suis compétente et professionnelle, j'ai de nouveau investi dans mon physique. Il y a une paire d'années, j'ai corrigé des grains de beauté sur le visage et des dents pas très solides, mettant fin à quelques complexes. Finalement, la solution était simple. J'aurais dû le faire avant, çà valait le coup! Et aujourd'hui, après une année difficile, que j'ai parfois ressentie comme une libération face au consumérisme et parfois comme une privation d'un peu de frivolité et de légèreté, j'ai à nouveau acheté des produits de soin et de maquillage. J'ai demandé des conseils à des pros et je pense que c'est la bonne méthode: ne pas rester seule face à son miroir. C'est difficile d'être objective sur soi. Moi qui pensais avoir un visage à la peau sèche, j'ai en réalité la peau mixte avec des zones grasses sur la zone T (très classique), du coup, je n'ai pas toujours utilisé des produits adaptés. Perte de temps et d'argent. Un peu comme pour les couleurs de vêtement qui me mettent en valeur dont j'étais passée à côté.

Mon éducation cosmétique, je me la suis faite seule, à l'aide de magazines féminins (pas forcément les meilleurs conseils, mais au moins, j'avais un interlocuteur) car ma mère ne m'a jamais parlé de beauté, tout juste d'hygiène. Que pensait-elle? Que le naturel était suffisant pour réussir dans la vie? Qu'on séduit un partenaire en gardant les cheveux sales et les ongles à peine coupés? Cela peut être le cas d'une minorité, mais ce que j'ai pu voir, après 5 années d'études et 10 à travailler est qu'il faut avoir la tête de l'emploi (dress for success) et que négliger cette partie, c'est montrer qu'on n'est pas dans le jeu. Hérésie que de se montrer sans maquillage, avec une tenue trop décontractée et des chaussures sales!

Voilà des années que j'ai décidé de ne pas avoir de "tenues de week-end", même quand je ne travaille pas, je veux rester présentable quand je sors. C'est une question de confiance en soi. Ce n'est pas de la superficialité. Le visage qu'on présente à autrui est très important. C'est ce qui fait la différence entre être remarqué ou ignoré. Personnellement, j'apprécie les hommes qui prennent soin d'eux et font attention à leur apparence. Sans verser dans le narcissisme, j'aime quand un homme choisit une chemise dans une couleur qui lui va bien, ou une jolie montre. C'est une preuve de bon goût et de sophistication. Et j'aime le bon goût et la sophistication, même si j'aspire au minimalisme. Ce n'est pas contradictoire du tout. Pour moi, le minimalisme est choisir l'essentiel au détriment du superflu. Mais cet essentiel doit donner envie d'en prendre soin et être de bonne qualité. C'est difficile, il faut parfois plusieurs essais, mais c'est bien l'objectif.

Escapade new yorkaise d'avant Noel

Voilà plus de 6 mois que je n'étais pas partie de Paris, il était temps que je profite un peu de mon temps libre et des quelques sous qui étaient sur mes comptes.
Voilà aussi des années que je voulais revenir à New York. J'y étais allée en 2002, mais mon budget d'étudiante ne m'avait pas permis de faire tout ce dont j'avais envie.

J'aime réaliser ces projets rêvés depuis longtemps. Aux Etats-Unis, j'ai toujours eu un faible pour New York, j'adore les films et séries s'y déroulant. C'est pour moi la ville la plus sophistiquée, la plus vibrante du monde. Tout n'y est pas parfait, c'est sûr, car cela reste une métropole peuplée de gens pressés où les inégalités sont prégnantes. Mais j'ai eu la sensation que tout y était possible. Depuis les joggers dans Central Park aux working girls pressées du West Side, je n'y ai trouvé que des gens polis et respectant l'autre. Pas de bousculades, personne qui grille les files d'attente. Plusieurs fois, on m'a dit "God bless you" quand j'éternuais dans la rue. C'est une ville où je pourrais vivre, si l'opportunité se présentait.

J'ai écumé les musées et attractions, durant 6 journées bien remplies. Seule ombre au tableau, les Etats-Unis restent la patrie de l'hyperconsommation. Je reste admirative des Américains qui se lancent dans le minimalisme, car cela n'est guère dans l'air du temps là-bas. De ce côté de l'Atlantique, cela n'est pas péjoratif d'être décroissant, voire c'est même branché, mais là-bas, c'est comme renier l'ADN du pays, ancré dans l'opulence. 

Même si je prône une consommation raisonnée, j'ai succombé aux tentations shopping, omniprésentes. Il faut dire que certains produits sont nettement moins chers ici (ex: Basic 3 Temps Clinique à 66$, contre 109€ en France) et il y a tout ce qu'on peut imaginer. J'ai notamment ramené des vêtements (Calvin Klein) et des cosmétiques (Body Shop et Clinique) ainsi qu'un ipod touch. J'ai bien conscience d'avoir eu une bouffée de shopping compulsif mais j'ai eu envie de conclure cette calamiteuse année 2014 en me faisant plaisir.

Gros point positif de mon voyage: j'ai pu constater qu'il existe de la bonne bouffe végétarienne, créative et goûtue, avec des options partout. Les calories sont indiquées partout, ce qui est à la fois intéressant (on prend conscience de ce qu'on avale) et effrayant (quoi, tout çà! car j'ai vu des milk-shakes à plus de 1000 calories la portion). Moi, je n'ai pas pris un gramme, ce qui est rare quand je suis en vacances. Mais marcher dans le froid new-yorkais permet d'éliminer rapidement les éventuels excès. J'ai beaucoup marché, car mon hôtel étant plutôt central, je n'ai pas investi dans une carte de métro illimité. J'ai quasiment tout fait à pied!



lundi 8 juillet 2013

Premier weekend entre copines

Les années, les jobs, les maris, les bébés et les choix de vie nous avaient éloignées les unes des autres et nous avions décidé, avec quatre amies d'école, de passer un petit weekend dans un bel hôtel-spa en Alsace.
Autant je trouve déjà des écueils à être végétarienne à Paris, autant je trouve que c'est une mission presque impossible en Alsace : tarte flambée, choucroute, joue de porc… L'examen du menu de n'importe quel restaurant est un supplice. Il y a 40 plats à la carte et on trouve à peine des « lasagnes aux légumes », planquées dans un "menu végétarien" entre une soupe de légumes (il fait 30°C) et une salade de fruits.

Là je me dis que la France a un problème avec les « non-mangeurs de viande », problème amplifié par l'intolérance voire l'hostilité d'une de mes amies « oui, c'est bon, on a bien compris que t'étais végétarienne » au moment du choix du restau et les blagounettes (pas drôle) qui ont suivi « alors, le cocktail, il est végétarien ? ».

Je ne cherche pas à convertir qui que ce soit, mais je n'ai pas envie de manger n'importe quoi, sous prétexte que « les autres » le font. Alors, oui, je ne mange pas d'huile de palme (enfin j'essaye, parce que c'est très sournois, cette histoire) et je ne mange pas de viande, ni de poisson. Je demande simplement que l'on respecte ce choix et que je trouve une option (je ne suis pas exigeante, je ne demande pas un menu complet) qui me convienne quand je vais dans un restaurant classique.

Souvent je me fais la réflexion que si j'étais musulmane, on ne me mettrait pas de jambon sous le nez. Mais là, j'ai l'impression de commettre une impardonnable faute de goût en refusant d'ingurgiter une catégorie d'aliment qui, gustativement, éthiquement, moralement et sanitairement parlant ne me convient pas ! C'est un comble.

Bref, je me demande si mon amie en est vraiment une. Elle m'impose bien ses contraintes horaires et géographiques pour qu'on se voit, j'ai bien le droit de lui en mettre une pour que j'ai dans mon assiette un plat qui me plaise. Non mais.


jeudi 20 juin 2013

Mon premier voyage d'affaires végétarien

J'ai eu l'opportunité de partir une semaine à Hong Kong dans le cadre du travail. Une superbe occasion pour élargir mes horizons culturels et gastronomiques !
Hélas, le régime local est clairement chinois, même si l'influence des cuisines internationales se fait sentir.

J'ai eu beaucoup de chance d'avoir des collègues très prévenants envers ma « particularité », que je partageais avec mon homologue qui sera basée à Singapour et qui est indienne. Ma conclusion est que les buffets sont nos meilleurs amis ! J'ai toujours réussi à identifier ce que j'avais dans mon assiette.

Ma seule incartade a été une soupe avec des « chicket feet », que j'ai instantanément trouvée immonde. J'ai eu l'impression de manger de la merde , littéralement. Mes goûts ont fortement évolué vers un rejet total de la viande et du poisson sous toutes leurs formes.

Autre anecdote amusante : j'ai fait découvrir à un Indien végétarien que dans la Jelly, il y avait très probablement de la gélatine, et donc, du porc.
Le marketing fait des merveilles, non ?

lundi 13 mai 2013

Mes premières vacances végétariennes

Fingers in the nose.

Je suis partie une semaine au Club Med Kemer. Evidemment, c'est l'option la plus facile, car il y a une grande variété de choix, clientèle internationale oblige. Les Français sont parmi les populations les moins végétariennes, mais dès qu'il y a des européens du Nord, on trouve davantage son bonheur.

Donc, j'ai eu des vacances végé-friendly, ce qui est très agréable. Grand choix de crudités, de légumes cuits (nourriture méditerranéenne typique), de pizza au fromage, pâtes natures, salades de fruits frais, des purées d'oléagineux. Le top ! Ah, les petits déjeuners avec crêpes au beurre de sésame…

Je m'en suis bien sortie.

lundi 25 mars 2013

Premier repas professionnel

Première journée d'une formation de 13 jours. Le repas est un moment convivial. Le principe de la formation est de prôner la bienveillance… J'ai prévenu le service hôtelier que je ne mangeais ni poisson ni viande. Au menu : duo de poissons fumés en entrée, magret de canard en plat. On m'a servi une copieuse assiette de crudités puis une omelette avec purée ensuite. Et ma voisine de droite de s'écrier, limite choquée, : « mais où trouvez-vous vos protéines ? » alors même que j'avais une omelette dans mon assiette. La question en elle-même est assez intrusive, de la part de quelqu'un que je connais depuis à peine 3 heures. J'ai été encline à faire de la pédagogie : « les végétaux sont eux aussi riches en protéines, à votre avis, où les vaches trouvent-elles les leurs ? » « Mais les vaches n'ont pas de muscles comme nous.» Ah, première nouvelle. Et qu'est-ce que la « viande de bœuf » si ce n'est du muscle de vache ??? moi qui croyais que les bovins étaient herbivores, idiote que je suis.

Je suis interdite devant tant d'ignorance, de la part d'une personne qui, à première vue, est éduquée. Mais depuis ces quelques semaines où j'ai adopté mon régime ovo-lacto-végétarien, loin d'être le plus radical, j'ai bien pris conscience de tous les clichés sur la nutrition véhiculés par tout un tas d'experts, professeurs… Beaucoup de sottises, financées par les industriels de l'agroalimentaire, malheureusement. Je suis effrayée par toutes ces « allégations » fort peu scientifiques. Aucun diététicien ou nutritionniste digne de ce nom ne prônera de manger de la viande ou du poisson à tous les repas. En revanche, ils ont parfois une obsession pour les produits laitiers, 3 par jour ! C'est bien trop. Le lait de vache est équilibré pour les veaux, ne l'oublions pas. Je déplore que des plats "traditionnels" soient désormais quotidiennement alors qu'ils devraient être des "plats de fête". On mange aujourd'hui tous les jours comme les dimanches de riches d'autrefois. On ne supporte plus de "plats de pauvres" et la consommation dénote une certaine "richesse" (financière, peut-être, mais pas intellectuelle).
Allez, un petit effort, les lentilles, c'est très bon. Les autres légumineuses aussi.

jeudi 21 mars 2013

Premier dîner en famille

Ma sœur est pesco-végétarienne depuis plusieurs années. J'ai donc appris à m'adapter à son régime. Finalement, j'ai adopté à un régime plus contraignant qu'elle (peut-être vais-je la convaincre d'abandonner le poisson ?) et nos repas sont faciles à concilier quand nous mangeons ensemble.

La situation s'est compliquée quand nous avons été invitées chez notre tante avec nos cousins, que nous voyons assez peu. Du saucisson à l'apéro, de la blanquette de veau et pour arroser le tout, le regard désolée de la tata qui s'est donnée du mal en cuisine. Nous avions prévenu de notre régime (nouveau pour moi, moins pour ma sœur) et, pour ne pas mourir de faim ni importuner qui que ce soit, nous avions ramené un sachet de légumes vapeur à réchauffer au micro-ondes. Nous avons fait honneur à la tomate-mozza, au plateau de fromage et à la tarte aux pommes. Je comprends le « désagrément » que peut causer une alimentation « différente », mais il me semble également de toute première importance et comme une réelle marque de politesse de respecter le choix de repas de quiconque. On trouverait indécent de faire manger du porc à un musulman ou à un juif. Alors pourquoi faire la misère aux végétariens ?

dimanche 17 mars 2013

Mon premier Noodle bar

Au centre commercial des 4 Temps, il y a quand même un grand choix de restauration, et notamment un fast food asiatique, qui a à sa carte des nouilles.

J'ai tout de suite repéré 2 options végétariennes, clairement énoncées. J'ai donc pris des nouilles "végé", des nouilles avec des champignons, des brocolis et des haricots mungo. Pas mauvais mais pas forcément très équilibré.

Je salue néanmoins l'effort de ce resto. J'aimerais tellement que tous les restaurants respectent mon choix alimentaire et identifient les plats compatibles dans leur carte.

samedi 9 mars 2013

Un goûter chez Vegan Follies

Samedi 18 heures. La journée a été pas mal occupée, et je vais au théâtre à 19 heures. J'ai juste le temps d'avaler un petit quelque chose, donc j'opte pour un gros goûter au Vegan Follies (rue Mouffetard). Tout petit, à peine 3 tabourets.

C'est la fin de journée, le choix est limité... Je choisis donc un cupcake falafel-houmous, un cheesecake vanille fruits-rouges et une limonade au litchi.

Le cupacke salé en soi n'est pas une mauvaise idée, mais j'ai trouvé le tout un peu trop sec, pas assez moelleux. Le goût, oui, la texture, bof bof.

La limonade n'était pas assez fraîche à mon goût, mais bon, on n'est pas en plein été.

Le cheesecake a été mon coup de coeur. Déjà, c'est mon élément. En régime omnivore, je réussis mes cheesecakes, grâce à une recette vue à la télé, sur... Gulli! Il y avait un bon équilibre entre les fruits et la pâte, c'est humide, juste comme il fallait.

Verdict: j'y retournerai, car il y a plein d'autres parfums à tester!

jeudi 7 mars 2013

Mon premier "Paradis du Fruit"

Premier dîner extérieur avec une copine depuis LA conversion au végétarisme. Je l'avais prévenue par téléphone de mon nouveau régime alimentaire. Non que nous soyons des habituées de l'Hippopotamus, mais ma conversion l'a interpellée. Elle travaille pour un fabricant de jambon, il faut dire. Si tout le monde avait le même régime que moi, elle serait au chômage.

Bref. Nous avons donc convenu de nous retrouver dans un "Paradis du Fruit", chaîne de restaurants sur la thématique du Fruit. Il y a de très beaux cocktails, sucrés et sans alcool, ce qui en fait un repaire de filles qui veulent sortir entre elles. J'aime plutôt bien cette enseigne, car il y a un grand choix et que c'est agréable de manger des fruits frais, mais l'ambiance girly-pouf peut parfois m'agacer.

J'ai pris un lait de soja aromatisé grenade (toujours rafraîchissant) puis un plat composé d'une tartine crème de chèvre et légumes grillés (aubergines, courgettes) et d'un bol de soupe à la châtaigne. En dessert, j'ai craqué sur une coupe de glace Fraise Melba. Un peu trop de chantilly pour moi. C'était de la gourmandise, je n'avais plus vraiment faim.

Bref. De bonnes options végétariennes. Je pense en revanche que les végétaliens auront du mal à trouver leur bonheur. S'il n'y a pas de chair animale, il y a toujours du fromage non-végétal, donc à moins de nourrir exclusivement de frites et de garniture, ce sera difficile d'équillibrer un repas

Pour ma part et en l'état actuel de mon régime: option validée!