samedi 16 février 2013

Mon premier fast food végétarien

Samedi, 13 heures, je prends le métro direction "East Side Burgers", dont j'ai trouvé l'adresse sur un blog veggie. Dans ce quartier plutôt bobo, un jour de weekend, je ne m'attendais pas à une telle foule! Il y avait la queue dehors en arrivant et encore plus en partant. Impossible de manger sur place, j'ai dû casser la croûte dans le parc d'à côté. Bref.
Au menu du jour: un burger à l'orientale (houmous, steak de soja, courgette et aubergines), des frites et un Perrier. Le serveur ne m'a même pas proposé un dessert, tellement les clients affluaient: des étrangers, des gothiques, des jeunes, des jeunes parents, il y avait de tout!
Question goût? Pas mal du tout. Me voilà rassurée, la nourriture végétarienne peut être très goûteuse.
Question prix? 9€ la formule, pas très éloignée de ce qui se pratique à Paris pour du fastfood, finalement.
En tout cas, je me dis qu'il y a un créneau à prendre sur le snacking veggie.

vendredi 15 février 2013

Ma première "assiette végétarienne"

Dans une brasserie, avec des collègues. Ils prennent des brochettes de St Jacques dégoulinantes de sauce. J'adore les Saint-Jacques, mais j'y ai renoncé.

On m'amène une assiette copieuse: des pennes, du riz, de la semoule, des carottes cuites, des haricots verts et 3 feuilles de salade. J'ai dû réclamer de la vinaigrette, parce que tout ça avait l'air un peu sec. Bilan: ni bon, ni mauvais, simplement hors sujet! Ça manquait de protéines et ne respectait pas une règle végétarienne de base: associer féculents et légumineuses.

Option non validée.

jeudi 14 février 2013

Prendre conscience de la nécessité de devenir végétarien

Ne connaissant pas d'autres végétariens dans mon entourage (des musulmans et des allergiques, en revanche, j'en ai !), j'imagine que les raisons qui amènent à faire ce choix sont de différents ordres : défense de la cause animale, respect de la vie, goûts particuliers…

Pour ma part, j'ai pris la décision très vite, un beau matin, en me disant « stop, pourquoi avales-tu des morceaux d'animaux morts ? En as-tu vraiment besoin ?». Il faut dire que j'ai un passé alimentaire agité : étant en surpoids, j'ai été sous l'influence de moult régimes, aux principes parfois contradictoires, mais qui ont toujours prôné l'abondance de protéines, notamment animales. J'en ai avalé, de la bidoche, dans le but avoué de perdre du poids gras et de construire de la masse musculaire ! Aujourd'hui, je suis toujours en surpoids, mais je commence à faire la paix avec mon corps. Je sais que le surpoids est dangereux à la santé, mais me lancer dans un régime amaigrissant (encore un !) est au-dessus de mes forces. Il m'est plus facile d'adopter un régime végétarien, pour mes raisons éthiques, que de me préoccuper d'une balance énergétique que je maîtrise mal, puisque j'ai constamment été en surpoids depuis mon adolescence et que je n'ai jamais réussi à stabiliser un poids bas. Je suis convaincue que ma nouvelle alimentation me mènera à mon poids naturel, car les régimes ne marchent pas sur le long terme. On ne fait que dérégler la mécanique. Manger sain et équilibré, se dépenser physiquement régulièrement, c'est faire la paix avec son corps, c'est la meilleure chose à faire pour soi-même (et pour le monde, mais c'est un autre débat).

Rétrospectivement, j'avais 18 ans quand j'ai pensé à devenir végétarienne, parce que la viande avait un goût déplaisant à mon palais, je sentais confusément que ce n'était pas bon pour moi. J'ai laissé ces interrogations de côté, sans doute par commodité et conformisme, et suis restée omnivore. Pourtant, j'ai souvenir d'avoir toujours été contre la tauromachie (je suis originaire du Sud de la France, donc pour certains, c'est « culturel ») et contre la chasse (dans la mesure où nous avons suffisamment à manger par ailleurs, pourquoi aller tuer des bêtes sauvages « par plaisir » ?), ce qui finalement est un premier pas vers la prise de conscience végétarienne. Ce qui me semble juste « normal » apparaît à d'autres « extrémiste». Mon argument préféré contre la « tradition » reste encore cette ancienne coutume : autrefois les criminels étaient exécutés sur la place publique et c'était un spectacle, aujourd'hui, la peine de mort est abolie. Comme quoi, on peut changer les « traditions » sans mettre en péril notre « civilisation ».

D'ailleurs, je ne vois nulle trace de civilisation dans le traitement actuel des animaux. Entre les animaux « de compagnie », humanisés, chouchoutés, cajolés (par moi, la première, je considère mon chat comme un membre de la famille!) et ceux destinés à nous nourrir, dans l'ensemble maltraités, il n'y a pas de cohérence. Je n'ai pas d'argument pour évaluer mon chat supérieur à un boeuf ou un poulet. Un animal est un animal, quel que soit son espèce. L'homme aussi est animal, comment l'oublier?

mercredi 13 février 2013

En quête du végélove? VGlove? Bref... d'un mec qui ait quelques points communs avec moi


Je suis actuellement célibataire et en quête d'un partenaire amoureux, voire d'un partenaire de vie. Ayant épuisé mon réseau proche, je me suis inscrite sur des sites de rencontre, ces supermarchés en ligne où l'on affiche sans complexe sa recherche de partenaire. Ma nouvelle éthique végétarienne me fixe très rapidement des limites. Maintenant, en mettant mes critères « de base » : végétarien, non-fumeur, habitant pas trop loin de chez moi, d'un âge proche du mien, je me retrouve avec finalement bien peu d'options. J'ai un peu de mal à m'imaginer avec un fan de malbouffe. J'espère au moins trouver un mangeur bio. Du coup, étant très sélective sur le critère « alimentation », j'ai laissé tomber d'autres points qui me semblaient, pré-VG, plus importants. Je n'aime pas les hommes aux cheveux longs, par exemple. Après, les cheveux, çà se coupe, donc ne faisons pas la fine bouche. C'est nettement plus facile de convaincre quelqu'un d'aller voir un coiffeur que de changer radicalement son mode de vie.
Pour l'instant, je constate peu de retours dans mes démarches : j'ai essayé sur un site généraliste (Adopte pour ne pas le citer), mais également sur un site spécialisé (Amours-Bio), mais cela n'a pas multiplié mes options, puisque je me suis vite rendu compte qu'il y avait les mêmes inscrits (pas le même pseudo, mais la photo est bien la même). Je viens de prendre conscience que le VGlove est rare. L'amour est déjà rare, l'amour végétarien, c'est le Graal. Reste plus qu'à écumer les lieux et événements VG-friendly.

lundi 11 février 2013

Végétarisme : 7ème jour

Première pesée : absolument identique à celle de la semaine passée, y compris masse musculaire et graisseuse. Le végétarisme ne semble pas faire fondre les muscles.
Consommation d'alcool : 1 verre de bière avec mes camarades du théâtre + 1 coupe de champagne pour l'anniversaire de ma sœur.
Sodas lights : 3 unités dans la semaine.
Premier encas chez « Pomme de Pain », les options VG sont limitées : soit c'est le sandwich « Comté » soit c'est le sandwich de saison « L'organique ». N'étant pas encore au point sur les fromages compatibles avec le végétarisme, j'opte pour « L'organique ». Le pain est correct, mais le fourrage « St-Moret-pousses de soja-miel-noix » est pour le moins étrange. Çà fait nourriture plus que repas. Option non validée, donc.
Et pour le dessert, gros dilemme : les pâtisseries sont tentantes, mais contiennent-elles de la gélatine ? N'ayant pas envie d'importuner les vendeurs qui, probablement, ne sauraient pas me répondre, je me rabats sur du fromage blanc avec du coulis de fruits rouges. J'aurais dû prendre les fruits, au moins, j'étais sûre de mon coup.
Côté « vie sociale », j'ai esquivé l'assiette de charcuterie « j'ai pas très faim » alors que je me suis laissé tentée en même temps par les frites. J'ai dû néanmoins annoncer LA grande décision à ma sœur, qui me proposait du jambon pour mes crêpes. Elle-même ne mangeant pas de viande, mais néanmoins du poisson, et ce depuis 4 ans, m'a immédiatement dit « et tu vas tenir ? ». Passer de carnivore à végétarien semble être un engagement dont je sous-estimerais l'impact.
Je me considère en période d'essai. J'ai commencé mon régime, au débotté, immédiatement, sans vider mon placard des maquereaux, thon et rillettes de poisson qu'il contient. Ce n'était pas prémédité, mais néanmoins longuement mûri. Je me rappelle de mes premières interrogations sur le végétarisme, alors que j'étais une étudiante de 18 ans. 15 ans plus tard, je concrétise. Dans la foulée, j'ai acheté « No Steak » d'Aymeric Caron. Et 2 jours après ma prise de décision, nouveau scandale alimentaire lié à la viande. Du cheval dans des lasagnes « pur bœuf » Findus. Pas impropres à la consommation, donc un énorme gâchis à prévoir, juste une énième prise de conscience que la traçabilité de ce qu'on mange est pour le moins incertaine et qu'on gagnerait tous à moins d'intermédiaires et plus de transparence, quitte à le payer un peu plus cher de notre poche. Cela faisait néanmoins longtemps que je m'abstenais de produits préparés à base de viande hâchée ; c'est fou comme un reportage à la télé peut vous faire changer d'avis. C'est généralement bien monté, visuel, donc convaincant.
Défi de la semaine : faire l'inventaire des fromages autorisés
Défi « vie sociale » de la semaine : éviter de faire mon coming-out alimentaire, je n'ai pas envie de faire peur à mes proches.

vendredi 8 février 2013

Catégories du blog


Ma démarche se décline à plusieurs niveaux:
- la cuisine chez moi
- mes repas à l'extérieur de chez moi
- mon équilibre alimentaire général
- mon éthique

et le plus compliqué: l'impact sur ma vie sociale.

je compte bien réunir sur mon blog, avant tout à vocation personnelle, les ressources qui me mèneront au succès de mon régime végétarien.

Mes motivations

Au fur et à mesure du temps, ma conscience s’est éveillée à la cause animale. J’ai toujours beaucoup d’émotion en parlant du chat que j’ai adopté alors qu’il souffrait dans un refuge. Je ne supporte pas la violence et la cruauté envers les animaux.

Les multiples scandales alimentaires, les études montrant les bienfaits d’une alimentation végétarienne équilibrée sur la santé, ma sensibilité à la défense des animaux et mon goût de moins en moins prononcé pour la viande et le poisson, tout ceci m’amène à revoir mes bases alimentaires et mon comportement de consommateur.

A compter de ce jour, je renonce donc à la viande et au poisson. Ce qui reste au fond de mes placards ne sera pas perdu. Le but n’est pas non plus de faire du gâchis. Je donnerais les produits qui ne correspondent plus à mon éthique. Si je ne trouve pas preneur, je les consommerais moi-même, au titre du non-gâchis alimentaire.

Je m’autorise les sous-produits animaux qui n’incluent pas de souffrance pour les animaux : œufs, lait, miel. Fromages à présure et produits à base de gélatine sont, eux, bannis.

Par ailleurs, je décide aussi solennellement de réduire ma consommation d’alcool à un verre maximum par semaine, de ne plus consommer de soda sucré (et modérément des sodas lights – 3 cannettes maxi par semaine).

Je poursuis également mes efforts pour éradiquer l’huile de palme de mon alimentation.
Les sucres raffinés tels que bonbons, gâteaux industriels, confiserie industrielle sont également sur la liste noire.

Ces résolutions peuvent paraître drastiques et je trouve ce programme ambitieux, mais je désire être en accord avec mes valeurs et je pense que mon corps est prêt à manger davantage de fruits et de légumes, de légumineuses, de soja. L’option végétarienne existe et doit exister.

Je n’ai pas vocation au véganisme : je ne porte pas de fourrure, mais je n’ai pas de souci éthique avec le cuir ou la nacre.

J’espère par cet engagement avoir une meilleure santé et jouir d’une meilleure harmonie entre mon corps et l’univers. Je souhaite également passer du temps sur des activités méditatives, dont le yoga.

mardi 5 février 2013

Aujourd'hui, je renonce à la viande et au poisson

Il est difficile de vivre en accord avec ses convictions. Mais j'ai décidé de devenir végétarienne. Sans préméditation, suite à une longue émergence de cette conscience du fait que je n'ai pas besoin, ni envie de me nourrir d'animaux morts.

À compter du 05 février 2013, j'ai donc banni la chair animale (viandes, poissons, fruits de mers et gélatine) de mon alimentation. Cela me pose des questions que je me propose de partager sur ce petit blog.