lundi 14 septembre 2015

Plus que jamais vigilante sur le "made in Asia"

Non, je ne veux pas être parano. Non, je ne veux pas virer écolo radicale. Et pourtant, même si j'aspire à avoir une vie sociale paisible, il y a des choses que je ne peux plus laisser passer.

C'était tellement réconfortant pour moi de m'acheter des fringues, sur le coup d'une impulsion, parce que j'étais énervée/triste/euphorique... Le shopping était pour moi un réconfort émotionnel. Et ensuite, il me fallait organiser tout ce barda: avoir une armoire, une penderie, des commodes etc. Cela m'occupait des soirées et des weekends, absorbée par le consumérisme ambiant. Mais voilà presque 2 ans que je me penche sur ma consommation globale et sur le minimalisme, et ce shopping déraisonnable m'a coûté de l'argent et de l'énergie. J'y ai mis un peu d'ordre et j'ai tenté d'y mettre un peu de distance. Le résultat n'est pas encore à la hauteur de mes espérances, mais j'ai déjà commencé par un inventaire, première étape de prise de conscience pour me savoir à quel moment "beaucoup" devient "trop".

Le "Made in France" a été un moment au cœur de mes préoccupations, mais s'habiller français ou même européen est extrêmement compliqué, car l'industrie textile a quasiment disparu dans l'hexagone. Pareil pour les chaussures. J'avais un peu renoncé, même si je regarde machinalement les étiquettes. Made in India, Philippines, Bangladesh... Mes vêtements ont vu des pays plus exotiques que moi! Cela m'attristait, mais quelle alternative s'offrait à moi? Dans les enseignes que je fréquente, il y a très peu de vêtements qui ne viennent pas d'Asie.

Et cet été, une mésaventure m'est arrivée, relative à ce shopping encore trop invasif dans mon existence et à des achats de produits manufacturés en Asie. On ne se rend pas forcément compte que les législations sur les produits utilisés dans l'industrie sont différentes selon les pays, jusqu'à ce qu'on en soit victime.

Voici mon récit: début juillet, j'ai commandé une petite paire de tennis à motif léopard chez H&M. Une petite touche fashion et pas chère (10.99€) pour égayer mes tenues toujours très classiques. Je les ai mises peut-être 2 ou 3  jours. Elles m'ont fait une petite écorchure sur le dessus du pied gauche. Même après désinfection, la petite plaie ne cicatrisait pas, elle est devenue purulente et jaunâtre. Je finis par la montrer à un médecin, qui prescrit des analyses. Bilan? Staphylocoque doré. Traitement aux antibiotiques. Puis persistance d'un bel eczéma. Donc nouveau traitement. Le prix initial de ces chaussures a largement gonflé avec tous les frais médicaux. Verdict du dernier médecin: j'ai dû faire une allergie aux œillets métalliques. Serait-ce arrivé avec un produit Made in Europe? Peut-être. Est-ce que la probabilité de faire une allergie avec un produit "Made in Asia" est plus importante? J'en suis convaincue. La Chine a du mal avec le principe de précaution et se soucie encore trop peu des aspects sanitaires de son économie, même si une prise de conscience commence à émerger.

Alors quelles leçons en tirer?
Déjà, on achète des produits en provenance de pays appliquant des lois et des normes modernes que ce soit sur les produits autorisés ou le droit du travail.
On opte pour des basiques de bonne qualité, des pièces dont on ne se lasse pas, et donc on est moins tenté par les merdouilles à la mode.
On lave un vêtement avant de le porter, et plutôt deux fois qu'une, afin d'enlever le maximum de substances toxiques utilisées lors de la fabrication.
Puis on garde ses vêtements le plus possible. On les entretient, on les rapièce, on les bichonne. Si la matière est de qualité, elle sera durable, ce qui est bon pour la planète et le porte-monnaie.
Enfin, au moindre problème dermatologique, on consulte! Il n'est pas admissible de risquer de l'eczéma et une septicémie pour une nouvelle paire de chaussures!

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