jeudi 23 avril 2015

Marre de devoir justifier mes choix (alimentaires et autres)

Des personnes avec qui je n'ai jamais mangé? Je m'enquiers de la composition d'un plat? Je demande si on peut me le faire sans viande ou sans poisson? Et me voilà automatiquement partie sur le pourquoi du comment je ne mange pas de viande ni de poisson, ni de fruits de mer, ni de gélatine... Bla bla bla.

Je ne commence jamais par dire que je suis végétarienne, je me suis bien rendu compte que c'était stigmatisant, surtout en France. Pour moi, c'est avant tout un choix de ne pas manger de viande ni de poissons ni de fruits de mer. Conséquence, çà s'appelle "être végétarien". Je ne recherche pas un titre: la bidoche, la poiscaille, et les effluves de marée basse ne passent pas par moi, c'est tout. Laissez-moi mastiquer mon tofu en paix! Si vous mangez autre chose, c'est votre choix, vous êtes un adulte. Je n'impose mes choix à personne, donc vous faites comme vous voulez. Chacun ses opinions.

Par exemple: d'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai été opposée à la chasse et à la corrida... Et là, je me retrouve ACCUSEE... d'être citadine, loin des réalités de la campagne, bla bla bla. Sauf que... et bien j'ai grandi dans des coins reculés et même dans le Sud de la France, pas très loin des bastions de la Corrida. Mon propre grand-père était chasseur. Mais quand on n'a pas grand chose à manger, je peux le comprendre. Dans la France de 2015, franchement, a-t-on besoin de chasser? Dans la France de 2015, franchement, comment peut-on apprécier la mise à mort d'animaux même pas nuisibles? J'ai récemment appris qu'il y avait des combats de coq en France, organisés tout à fait légalement, au nom de la tradition... Encore une fois: dans la France de 2015, franchement, pourquoi se délecter de la mise à mort d'animaux de basse-cour?

Des relents de machisme (genre, çà alors, une femme peut avoir ses propres opinions???), de mépris ("la viande, çà rend fort", enfin, çà fortifie surtout les producteurs de viande et la branche d'activité), voilà ce que l'on vit dans la France de 2015, et dans des milieux plutôt favorisés. Je n'ose pas imaginer ce que je vivrais dans des couches plus populaires.

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