mardi 17 février 2015

Les Livres de Cuisine

Je me demande bien à quoi servent encore les livres de cuisine, au temps d'Internet, des blogs culinaires et des sites spécialisés avec moteur de recherche par ingrédient, de Pinterest, Tumblr etc... Pourtant, j'en ai un tas qui encombre mes étagères. Le livre de cuisine, plus que tout autre livre, signe un mode de vie: cuisine des chefs, cuisine familiale, bon marché, végétarienne etc. Bref, chacun cherche à se démarquer et à proclamer ses valeurs.

Voilà plus de 2 ans que j'ai transitionné vers le végétarisme. Bonne consumériste que j'étais, j'ai acheté une panoplie de livres sur le sujet, que j'ai regardés la première semaine, puis qui ont été peu à peu remisés au fond d'une caisse, sombrant peu à peu dans l'oubli. J'ai en revanche parcouru beaucoup de blogs et de sites de cuisine, pour faire mes recherches et trouver des solutions. Il faut dire que je me suis réveillée un matin en décrétant que je ne voulais plus manger de viande. Eliminer le poisson et les fruits de mer s'est fait dans la foulée.

L'oubli est désormais réparé, car ces livres ont migré dans la caisse "à vendre". J'ai décidé de les confier à d'autres foyers pour qu'ils vivent une deuxième vie. Dans l'attente, je les reprends un à un pour sélectionner les recettes que je pourrais faire. Une vie ne suffirait pas à tester les quelques 10 livres de recettes et finalement, je ne cuisine pas tant que çà. J'ai évidemment pris des nouvelles habitudes, mais je fais souvent très simple: du pain, des tartines, des salades composées, des pâtes. En dehors de mon curry végétarien que j'affectionne depuis que je le maîtrise, j'ai peu de plats "signature". Et je m'en fiche. Le contenu de mon assiette regarde surtout moi-même.

Sur ma table de chevet trône désormais une nouvelle pile de livres, et je compte bien la faire disparaître dans les meilleurs délais. Heureusement pour moi, je ne suis pas la seule cliente de livres de cuisine, et ils partent plutôt bien sur PriceMinister. Mais les emballages le soir en rentrant du bureau et les virées matinales à la Poste commencent sérieusement à me lasser. Il est clair que la fin des "ventes par correspondance" est proche, car je juge que mon temps serait mieux employé à autre chose. Ce n'est pas une nécessité financière, même si bout à bout, çà commence à faire des sommes. Ce bricolage n'égalera jamais un de mes salaires. 

J'en ai déjà parlé dans ces pages: j'ai eu une éducation "faut pas gâcher" et des convictions qui me poussent à recycler, donner ou vendre tout ce qui peut encore servir. Le tri vertical bête et méchant, très peu pour moi.


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