dimanche 13 juillet 2008

Too much (net)work

Qui a accès à Internet et n'a pas d'adresse e-mail? Personne! Aujourd'hui, c'est simplement impensable, impossible. C'est le sésame, le dress-code obligatoire pour se balader sur la Toile.

Et aujourd'hui, qui n'a adhéré à aucun réseau social? Plus grand monde. Il faut dire qu'il est tentant de s'inscrire sur Copains d'avant pour retrouver des amis et camarades de classe perdus de vue, ou encore sur Facebook, pour partager son quotidien, sans parler de Viadeo et son pendant anglophone Linkedin!

Ces réseaux se multiplient et du simple espace collaboratif et partagé, ils sont passés à des systèmes sophistiqués, qui vous disent qui fait quoi, quoi, où, comment, avec qui, s'apparentant ainsi à de multiples "Big Brothers", tels que fantasmés par George Orwell dès 1948...

Comme beaucoup, j'ai succombé à la tentation. J'ai perdu confiance dans Copains d'Avant, qui ressemble de plus en plus à une CVthèque absolument pas anonyme. Je me contente du minimum sur Viadéo et Linkedin, les réservant à un usage professionnel de "networking".

Quant à Facebook, j'avoue que j'y passe beaucoup de temps et sans doute trop. De temps à autre, j'enlève les applications qui me semblent polluer mon profil: je n'ai plus de "Garden" ou d'"Aquarium", je ne réponds plus qu "never-ending quizz" et autre "Likeness quizz". Je sais quel personnage de Friends, quelle ville et quel légume je suis... Pas la peine d'insister. J'ai gardé mon Fluff(friend), dont je m'occupe et que je nourris régulièrement, ainsi que ceux de mes connaissances. Un petit animal virtuel pour moi qui ne peux pas en avoir dans mon studio tout moquetté... J'ai naturellement adopté un petit wallaby. Je rêve d'Australie, quand même!

Quelle place pour un post sur les réseaux sociaux sur un blog dédié à mon voyage en Australie? Et bien parce que ces réseaux seront une excellente opportunité de partager mon vécu et de donner des nouvelles à mes proches et mes moins proches.

Malheureusement, aucun réseau ne fait référence ou ne permet de faire le tri entre les sphères professionnelle, amicale, sociale ou encore familiale... Pire, aucun ne communique avec un autre. Tout se mélange et, du coup, pour faire les choses bien et alimenter raisonnablement tous ces espaces, il faut multiplier les inscriptions et le temps passé à renseigner tous les champs de tous les réseaux. Un job pour Sisyphe...

Quant à répertorier tous ses contacts, c'est un travail de longue haleine. On est tenté de garder les coordonnées d'un ancien chef, d'un collègue que l'on voit en dehors du travail ou encore d'un copain de maternelle. Seule solution: entretenir un bon vieux carnet d'adresses! Mais à la sauce virtuelle, sur son webmail, tout de même. Et hop, encore un réseau social à entretenir. On n'en finit pas.

Je vais peut-être finir par me dédier uniquement à ce blog, après tout. A force de faire le tri soi-même, on peut oublier que les autres sont également en mesure de faire la part des choses.


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